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Maladies du chêne : symptômes, causes et que faire

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Les maladies du chêne les plus fréquentes au jardin sont l’oïdium (un feutrage blanc sur les jeunes feuilles), les pourridiés des racines (collybie à pied en fuseau et armillaire), et plus rarement la maladie de l’encre due à un Phytophthora. S’y ajoutent des ravageurs souvent pris pour des maladies : chenilles qui dévorent le feuillage (processionnaire du chêne, bombyx disparate, tordeuses), galles, punaise réticulée, buprestes et insectes du bois. Bonne nouvelle : la plupart de ces problèmes ne tuent pas un chêne adulte en bonne santé. Mauvaise nouvelle : sur un grand arbre, il n’existe presque jamais de traitement curatif. Le bon réflexe consiste à identifier la cause, à limiter les stress (sécheresse, sol tassé, blessures) et à faire appel à un arboriste quand la solidité de l’arbre est en jeu.

Nous avons au fond du jardin un vieux chêne pédonculé qui a vu grandir mes enfants, et je l’ai souvent cru malade sans raison. Un été, ma fille est venue me montrer des feuilles « couvertes de farine » ; une autre année, ce sont des dizaines de petites boules brunes qui ont inquiété toute la famille. Ni l’un ni l’autre n’était grave. Voici comment je fais le tri entre ce qui mérite d’agir et ce qu’il vaut mieux laisser faire, en m’appuyant sur ce qu’écrivent le Département de la santé des forêts du ministère de l’Agriculture et l’INRAE.

Reconnaître la maladie de votre chêne d’après les symptômes

Ce tableau part de ce que vous voyez sur l’arbre. Il donne la cause la plus probable, sa gravité réelle et ce qu’on peut faire de façon réaliste.

Ce que vous voyezCause probableGravitéQue faire
Poudre blanche sur les jeunes feuilles, surtout au début de l’étéOïdiumFaible sur un adulte, plus forte sur un jeune plantRien sur un grand arbre ; arroser un jeune chêne en sécheresse
Feuilles décolorées, comme délavées, piquetées de points clairs en étéPunaise réticulée du chêneÀ surveillerPas de traitement réaliste au jardin
Feuillage dévoré au printemps, arbre dégarniChenilles : bombyx disparate, tordeuses, processionnaireFaible si isolé, plus forte si répétéAttendre la seconde feuillaison, limiter les autres stress
Nids de soie collés au tronc, démangeaisons après un passage sous l’arbreProcessionnaire du chêneRisque pour la santé humaineNe pas toucher, faire retirer les nids par un professionnel
Boules, billes ou petites lentilles sur les feuilles ou les rameauxGalles d’insectes (cynips)Aucune pour l’arbreRien
Rameaux secs à feuilles rousses en bout de branches, en étéBupreste des branchesFaibleCouper et sortir les rameaux secs
Touffes de champignons au pied, houppier qui s’éclaircitCollybie à pied en fuseau ou armillaireForte à terme, risque de chuteDiagnostic de stabilité par un arboriste
Écoulements noirs sur le tronc, dépérissement sans cause évidenteEncre (Phytophthora) ou insectes sous l’écorceForteAvis d’un professionnel, analyse si besoin
Grands trous ovales et galeries dans le bois d’un vieil arbreGrand capricorneVariableEspèce protégée : pas de destruction
chene feuille

Les maladies du chêne causées par des champignons

L’oïdium du chêne : les feuilles blanches

Des feuilles qui semblent saupoudrées de farine, parfois crispées ou noircies, c’est l’oïdium. Ce champignon, venu d’Asie, a été détecté en France en 1907 selon le Département de la santé des forêts (DSF), et il fait depuis partie du paysage des chênaies. Il touche surtout les feuilles jeunes : les semis, les rejets, les haies de chênes taillés et les pousses tardives de l’été. Le DSF note que les arbres défoliés au printemps par des chenilles ou un gel tardif sont plus exposés lors de leur seconde feuillaison.

Sur un grand chêne, l’oïdium affaiblit l’arbre les mauvaises années mais ne le tue pas seul, et aucun traitement n’est réaliste à cette échelle. Sur un jeune sujet, je me contente d’arroser au pied en période sèche, de ne pas apporter d’engrais azoté qui pousse le feuillage tendre et de couper les pousses les plus atteintes. Si vous tenez à traiter une jeune haie, choisissez un produit autorisé pour les jardiniers amateurs contre l’oïdium des arbres d’ornement et suivez l’étiquette.

La maladie de l’encre (Phytophthora)

L’encre est causée surtout par Phytophthora cinnamomi, un organisme du sol qui pourrit les racines fines puis le collet. Une présentation de l’INRAE rappelle qu’il compte environ 5 000 plantes hôtes, dont certains chênes, et qu’il infecte les racines dans des sols chauds et humides. Le symptôme spécifique, des écoulements noirs sur le tronc, est rare et concerne quelques essences, notamment le chêne rouge d’Amérique. Le reste du temps, l’arbre dépérit, ses jeunes feuilles flétrissent, si bien qu’on le confond facilement avec un arbre qui souffre de la sécheresse. Seule une analyse de sol ou de racines en laboratoire permet de confirmer.

Il n’existe pas de traitement curatif au jardin. On peut limiter les dégâts en évitant que l’eau stagne au pied (pas de remblai, pas d’arrosage automatique contre le tronc) et, si l’arbre meurt, en ne replantant pas une essence sensible au même endroit.

La collybie à pied en fuseau

Peu de propriétaires la connaissent, et pourtant c’est l’un des champignons les plus sérieux pour les vieux chênes. Elle se montre surtout en été sous forme de touffes de champignons brun-roux au pied de l’arbre, dont le pied renflé en fuseau s’enfonce dans le sol. Le DSF la décrit comme un pourridié racinaire et un pathogène primaire : elle n’a pas besoin que le chêne soit affaibli pour s’installer, et elle dégrade lentement ses racines au fil des années, ce qui le rend plus sensible aux sécheresses. Il n’existe pas de traitement. Si vous voyez ces touffes chaque année au pied d’un grand chêne proche de la maison, faites vérifier sa stabilité.

L’armillaire

L’armillaire est le pourridié le plus connu : touffes de champignons jaune miel à l’automne au pied de l’arbre ou sur les racines, palmettes blanches à l’odeur de champignon sous l’écorce du collet, cordons noirs dans le sol. Pour le DSF, c’est avant tout un pathogène de faiblesse : il profite d’un chêne déjà fragilisé par la sécheresse, un sol tassé ou des racines coupées lors de travaux. Là encore, aucun produit ne le soigne. Un arboriste peut évaluer si l’ancrage est encore sûr. Si l’arbre doit être abattu, retirez aussi la souche et les grosses racines, qui restent un foyer pour les arbres voisins.

Le flétrissement américain du chêne : absent d’Europe

Vous lirez parfois que le « flétrissement du chêne » menace nos jardins. Il s’agit d’un champignon, Bretziella fagacearum, qui bouche les vaisseaux de l’arbre et provoque un flétrissement brutal, souvent d’un seul côté, en particulier chez les chênes rouges. Selon les services du ministère de l’Agriculture, il est présent uniquement dans l’est de l’Amérique du Nord et classé organisme de quarantaine pour l’Union européenne ; le DSF précise qu’il n’a pas été détecté en Europe et fait l’objet d’une vigilance particulière. Si votre chêne perd ses feuilles en été, la cause est donc à chercher ailleurs. En cas de doute sérieux sur un organisme réglementé, le service régional de l’alimentation de votre DRAAF est l’interlocuteur à contacter.

chene feuille

Les insectes et parasites du chêne

La processionnaire du chêne, la « maladie du chêne » chez l’homme

Quand on parle de « maladie du chêne chez l’homme », il s’agit en réalité de la chenille processionnaire du chêne. Selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, cette chenille sombre couverte de poils argentés se développe au printemps et en été, et ses poils sont tout aussi urticants que ceux de la processionnaire du pin. Ses nids compacts restent collés aux branches maîtresses et au tronc, et les poils qu’ils contiennent restent irritants plusieurs mois après le départ des chenilles. Au contact, une éruption très prurigineuse apparaît en quelques heures et peut durer de 10 à 18 jours ; les yeux et la gorge peuvent aussi être touchés.

Pour l’arbre, une défoliation par la processionnaire reste en général sans conséquence durable. Le problème est humain : ne touchez jamais un nid, ne tondez pas et ne balayez pas dessous, et confiez son retrait à un professionnel. Je détaille les bons gestes en cas de contact dans mon article sur la piqûre de chenille processionnaire, et les méthodes de lutte dans celui consacré à quand et comment traiter les chenilles processionnaires. Il y a deux étés, nous avons renoncé à pique-niquer sous notre chêne en voyant trois nids sur le tronc : mon fils a boudé, mais personne ne s’est gratté.

Le bombyx disparate et les tordeuses

Le bombyx disparate, aussi appelé spongieuse, est une grosse chenille poilue qui peut dénuder des chênaies entières certaines années. La tordeuse verte et d’autres petites chenilles enroulent ou grignotent les jeunes feuilles au printemps. Le DSF rappelle qu’une défoliation, même totale, ne provoque généralement pas la mort d’un feuillu adulte : l’arbre puise dans ses réserves pour refaire des feuilles. Le danger vient des défoliations répétées plusieurs années de suite, ou cumulées avec la sécheresse et l’oïdium sur les nouvelles feuilles. Sur un grand arbre, on ne traite pas : on l’aide en l’arrosant s’il est jeune et en évitant tout autre stress.

Les galles du chêne

Billes brunes et dures sur les rameaux, petites lentilles sous les feuilles, « pommes » spongieuses au printemps : ce sont des galles, des excroissances que l’arbre fabrique autour des larves de minuscules guêpes, les cynips. Elles impressionnent, mais un chêne en bonne santé les supporte très bien et elles ne demandent aucun traitement. Elles ne présentent pas de danger pour l’homme. Mon fils a longtemps collectionné les billes tombées de notre chêne dans une boîte à chaussures, et l’arbre ne s’en est jamais porté plus mal.

La punaise réticulée du chêne

Si les feuilles de votre chêne prennent en été un aspect délavé, piqueté de points clairs, retournez-en une : vous verrez peut-être de minuscules punaises aux ailes en dentelle, parfois appelées « tigres ». Selon le DSF, cette punaise originaire d’Amérique du Nord a été détectée pour la première fois en France en 2017. Elle pique les feuilles, fait plusieurs générations par an et peut provoquer leur chute prématurée lors de fortes attaques ; son effet à moyen terme sur la santé des chênes reste à préciser. Elle progresse le long des routes. Au jardin, aucun traitement n’est raisonnable sur un grand arbre.

Le grand capricorne : un insecte protégé

Le grand capricorne (Cerambyx cerdo) est un gros coléoptère aux très longues antennes dont la larve creuse de larges galeries dans le bois des vieux chênes, souvent déjà affaiblis. On le repère à ses grands trous de sortie ovales et à la sciure au pied de l’arbre. Inutile de chercher « comment se débarrasser des capricornes » : l’espèce figure à l’article 2 de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés. Ce texte interdit de détruire ses œufs, larves et nymphes ainsi que les adultes, et, là où l’espèce est présente, de détruire ou dégrader ses sites de reproduction. Si un vieux chêne habité devient dangereux et doit être abattu, renseignez-vous auprès de la direction départementale des territoires avant d’intervenir.

Agriles, scolytes et sciure au pied du chêne

Un chêne qui suinte en petites coulées noires, avec des trous de sortie en forme de D, abrite souvent des agriles, de petits buprestes qui vivent sous l’écorce. De la sciure rousse ou blanche au pied du tronc trahit des scolytes ou d’autres insectes du bois. Le DSF les classe parmi les ravageurs de faiblesse : ils s’attaquent à des arbres déjà stressés, souvent après plusieurs sécheresses, et aggravent leur déclin. Leur présence est donc surtout un signal d’alarme sur l’état général de l’arbre.

Les maladies du chêne vert

Le chêne vert, toujours vert et très résistant à la sécheresse, n’a pas tout à fait les mêmes ennuis que le chêne pédonculé. Selon la fiche que lui consacre le ministère de l’Agriculture, trois problèmes représentent plus de la moitié des signalements du DSF sur le chêne vert entre 2007 et 2017 :

  • Le bupreste des branches (Coroebus florentinus) : des rameaux secs ou au feuillage rouge apparaissent en périphérie de la couronne, avec un petit trou ovale de sortie. Les attaques restent localisées aux rameaux et n’ont pas été reliées au dépérissement d’arbres entiers ; les dégâts sont mineurs, sauf sur de jeunes plants.
  • La sécheresse : malgré sa résistance, le chêne vert peut mourir après deux années sèches successives ou plus, surtout sur un sol superficiel où ses racines ne trouvent pas d’eau en profondeur.
  • Le bombyx disparate : c’est sa principale chenille, capable de défoliations spectaculaires certaines années, avec un pic d’activité en juillet.

La même fiche cite d’autres causes moins fréquentes, utiles pour lire les feuilles d’un chêne vert : des cochenilles en forme de petites billes brunes à noires sur les rameaux fins, qui font sécher le bout des pousses ; des chenilles mineuses qui décolorent une partie du limbe ; et l’érinose, due à des acariens, qui déforme le dessus de la feuille et forme dessous un feutrage de poils noirs. Côté traitement, je coupe les rameaux secs du bupreste au sécateur et je les sors du jardin, j’arrose les jeunes chênes verts pendant les étés secs, et je laisse faire pour le reste.

Le dépérissement du chêne : rarement une seule cause

Un chêne dont la cime s’éclaircit d’année en année, avec des branches mortes et des rameaux qui repoussent le long du tronc, souffre souvent de dépérissement. Le DSF le décrit comme un phénomène complexe : déficits d’eau répétés depuis 2015, périodes d’engorgement, défoliations par les chenilles, fortes attaques d’oïdium et gels tardifs s’additionnent, puis les insectes de faiblesse et les pourridiés achèvent les arbres les plus fragiles. Le chêne pédonculé, plus sensible à la sécheresse que le chêne sessile, est le plus touché. Le tassement du sol et l’âge avancé des arbres font aussi partie des facteurs qui y prédisposent.

Au jardin, cela se traduit très concrètement : un chêne qui décline quelques années après un chantier, une tranchée près des racines, un remblai ou le passage répété d’engins sur la pelouse n’a souvent pas d’autre « maladie » que celle-là.

Mon chêne est malade : que faire concrètement ?

  1. Observez et photographiez les feuilles, l’écorce, le pied et la cime, à plusieurs moments de la saison. Notez si le problème touche tout l’arbre ou un seul côté.
  2. Ne traitez pas au hasard. Sur un grand chêne, aucun fongicide ni insecticide n’est utile contre les maladies décrites ici, et certains nuisent aux auxiliaires.
  3. Protégez les racines : pas de stationnement, de remblai, de tranchée ni de dalle sous la couronne. Un paillage de feuilles mortes au pied vaut mieux qu’une pelouse tondue ras.
  4. Arrosez un jeune chêne pendant les étés secs, en profondeur et au pied, pendant ses premières années.
  5. Taillez peu : retirez le bois mort et les branches dangereuses, sans couper de grosses branches vivantes qui ouvrent des portes d’entrée aux champignons, et choisissez la bonne période en vous aidant de mon article sur le mois idéal pour élaguer les arbres.
  6. Faites venir un arboriste dès que vous voyez des champignons au pied, des fissures, du bois creux ou une cime qui se dessèche près d’une maison, d’une route ou d’une aire de jeux. S’il faut se résoudre à l’abattre, voici comment faire abattre un arbre sans se ruiner.

La démarche est la même pour les autres grands arbres du jardin ; je l’ai appliquée aux maladies du platane et du mûrier, qui partagent plusieurs de ces ennemis.

Questions fréquentes sur les maladies du chêne

Quelles sont les maladies les plus courantes du chêne ?

Au jardin, on rencontre surtout l’oïdium, les pourridiés des racines (collybie à pied en fuseau et armillaire) et, plus rarement, la maladie de l’encre. Les chenilles défoliatrices, les galles, la punaise réticulée et les insectes du bois sont des ravageurs souvent confondus avec des maladies. Le dépérissement, lui, résulte en général de plusieurs stress cumulés, au premier rang desquels la sécheresse.

Pourquoi les feuilles de mon chêne deviennent-elles blanches ?

Une poudre blanche qui s’essuie au doigt sur les jeunes feuilles, c’est l’oïdium, un champignon présent en France depuis 1907 et sans gravité pour un chêne adulte. Des feuilles plutôt délavées et piquetées de points clairs en été font penser à la punaise réticulée du chêne.

Comment soigner un chêne malade ?

Sur un grand chêne, il n’existe presque jamais de traitement curatif. On l’aide en protégeant ses racines, en arrosant un jeune arbre en sécheresse, en retirant le bois mort au bon moment et en faisant vérifier sa stabilité par un arboriste en cas de champignons au pied ou de cime qui se dessèche.

La maladie du chêne est-elle dangereuse pour l’homme ?

Les maladies du chêne ne se transmettent pas à l’homme. Ce qu’on appelle parfois « maladie du chêne chez l’homme » désigne les réactions aux poils urticants de la chenille processionnaire du chêne : éruption qui démange, irritation des yeux ou de la gorge. Il ne faut jamais toucher les nids et confier leur retrait à un professionnel.

Les galles du chêne sont-elles graves ?

Non. Ce sont des excroissances produites par l’arbre autour des larves de petites guêpes, les cynips. Un chêne en bonne santé les supporte sans dommage et elles ne nécessitent aucun traitement.

Quelles maladies touchent le chêne vert ?

D’après le DSF, le bupreste des branches, la sécheresse et le bombyx disparate représentent plus de la moitié des problèmes signalés sur le chêne vert entre 2007 et 2017. Viennent ensuite des cochenilles sur les rameaux, des chenilles mineuses et l’érinose des feuilles, due à des acariens.

Un chêne vit des siècles et encaisse beaucoup de choses. Avant de vous inquiéter, regardez-le dans son ensemble, au fil des saisons : un feuillage blanchi en juin ou quelques galles ne disent pas grand-chose, une cime qui se dégarnit d’année en année et des champignons au pied, si.

Mathilde

Hello, je m'appelle Mathilde, une amoureuse inconditionnelle de la nature et du jardinage. Après des années à cultiver ma passion, j'ai décidé de la partager en écrivant pour Guide de Jardinage. Chaque article est le reflet de mon amour pour le monde végétal, et j'espère inspirer d'autres à plonger dans cet univers verdoyant.

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